:: LES DROITS


Droits humains et VIH/sida

 

    FAITS CLÉS

  • La Déclaration universelle des droits humains stipule que ceux-ci constituent des garanties juridiques universelles qui protègent les particuliers et les groupes contre des actes susceptibles d’en compromettre les droits fondamentaux et la dignité humaine. Ils comprennent, entre autres, le droit de vivre à l’abri de la discrimination fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou autre, l’origine nationale ou sociale, la propriété, le lieu de naissance ou tout autre statut. Mentionnons que la rubrique « autre statut » comporte l’état de santé, dont le fait de vivre avec le VIH/sida.
  • Si nous ne pouvons garantir les droits humains fondamentaux, il sera impossible d’assurer la santé et le bien-être des personnes vivant avec le VIH/sida et de prévenir de nouvelles infections. Faute de mettre l’accent sur les droits humains, plusieurs programmes et politiques sur le VIH/sida sont voués à l’échec.
  • Le stigmate et la discrimination jettent les fondements des violations des droits humains.
  • La discrimination à l’endroit des personnes vivant avec le VIH/sida constitue une violation de la loi et les personnes qui en sont responsables sont sujettes à des poursuites.
  • Assurer des protections juridiques et politiques aux personnes affectées par le VIH/sida ou qui courent un risque élevé d’infection est essentiel à la victoire sur l’épidémie.

    EN PROFONDEUR

Depuis qu’il a été découvert en 1981, le VIH/sida a tué plus de 21 millions de personnes et en a infecté plus de 60 millions. Selon le Programme conjoint des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), l’épidémie mondiale est en train d’effacer les fruits de plusieurs décennies de développement et de réduire de presque la moitié l’espérance de vie dans la plupart des zones affectées, notamment en Afrique subsaharienne et dans le Sud-Est asiatique.

Il est clair que les efforts visant la prévention, le traitement, le soutien et les soins ne peuvent réussir dans des contextes où les droits humains ne sont pas respectés. La stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/sida donne lieu à des actes de discrimination, lesquels constituent des violations des droits de la personne. Faute d’appui à leurs droits humains, les PVVIH/sida ont plus de difficulté à rechercher et à obtenir des traitements et du soutien et peuvent difficilement se prévaloir de leur droit au travail, au logement et autres.

De plus, les effets destructeurs de la stigmatisation et de la discrimination accroissent la vulnérabilité des gens à l’infection par le VIH. Par exemple, la peur de la stigmatisation et de la discrimination peut empêcher les gens de se renseigner sur le VIH ou de demander un test de dépistage. Elle risque également d’abaisser l’estime de soi et d’éroder les soutiens sociaux des gens et, par conséquent, de favoriser leur participation à des activités à risques susceptibles de transmettre le VIH.

Bref, les droits humains et les attitudes du public sont étroitement imbriqués. En ce qui concerne le VIH/sida, nos attitudes influent sur la santé des gens et leurs droits humains à deux niveaux, à savoir :

1. La séropositivité donne lieu à des violations des droits humains.
Notre comportement envers les personnes ayant le VIH/sida influe sur leur vécu de façon positive ou négative. Lorsque les gens savent ou croient savoir qu’une personne est infectée par le VIH, ils risquent de stigmatiser celle-ci et de commettre des actes de discrimination contre elle, ce qui constitue une violation de ses droits humains, de même que ceux de ses proches et de ses soignants.

2. Les violations des droits humains donnent lieu à de nouveaux cas de VIH/sida.
Nos attitudes par rapport aux groupes les plus couramment touchés par le VIH/sida influent sur les circonstances des personnes vulnérables à l’infection. Certains groupes sont plus vulnérables à l’infection par le VIH parce qu’ils sont incapables de faire respecter leurs droits civiques, politiques, économiques, sociaux et culturels. La violence et la coercition sexuelle, l’homophobie, le mauvais traitement que subissent les travailleurs du sexe et les utilisateurs de drogues injectables, la discrimination envers les détenus et le non-respect des droits de la jeunesse constituent autant de violations des droits humains. Ces actes accroissent le risque d’infection par le VIH et mettent la santé des personnes déjà infectées en péril.

En changeant les attitudes, nous pourrons mettre fin aux violations des droits humains des personnes vivant avec le VIH/sida et ralentir la propagation de la maladie

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