logo-blits

logo-blitsquitter-rapidementeffacer-mes-traces
logo-blits
effacer-mes-traces-over
effacer-mes-traces
quitter-rapidement-over
quitter-rapidement
bandeau-blits-aide-prevention-vih-itss

Questions et réponses


L'acronyme VIH signifie « virus de l'immunodéficience humaine ».
Le mot sida signifie « syndrome d'immunodéficience acquise ».

Le VIH est un virus qui attaque le système immunitaire du corps humain. Avec le temps, ce système s'affaiblit, et la personne qui a contracté le VIH peut être atteinte de plusieurs maladies. Au bout d'un certain temps, le système immunitaire ne peut plus défendre le corps contre les infections, les maladies ou les cancers parfois mortels. Le sida est le stade avancé de la maladie VIH.

Centre canadien d'information sur le VIH/sida (CATIE) 2002
Le VIH peut se transmettre d'un individu à l'autre par :

relations sexuelles non protégées

échange de seringues et d'aiguilles lors de consommation de drogue par voie intraveineuse

utilisation d'aiguilles non stériles lors d'activités de tatouage, de perçage ou d'acuponcture

la mère à l'enfant durant la grossesse, lors de la naissance et pendant l'allaitement.

Le VIH détruit les cellules CD4, c'est-à-dire les cellules chargées de diriger la réponse immunitaire. Le système immunitaire est censé vous protéger contre les virus et les autres infections. La destruction des cellules CD4 (et un certain nombre d'autres processus que nous parvenons peu à peu à comprendre) empêche le système immunitaire de faire son travail comme il faut.

Centre canadien d'information sur le VIH/sida (CATIE)

Les infections par le VIH se développent différemment d'un individu à l'autre. Certaines personnes éprouvent des symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe, de deux à 12 semaines, après avoir contracté le VIH. Ces derniers peuvent comprendre un ou plusieurs des symptômes suivants :

fièvre

maux de gorge

fatigue ou manque d'énergie inexplicable

enflure des ganglions lymphatiques

douleurs articulaires ou musculaires

éruption cutanée

Toutefois, de nombreuses personnes n'éprouvent AUCUN SYMPTÔME juste après avoir été infectées par le VIH.

    Passé la phase sans symptôme, l'infection VIH se développe sans se faire remarquer, c'est-à-dire qu'aucun symptôme n'apparaît. Cette phase peut durer quelques mois, voire plusieurs années. Pourtant le virus continue de se propager et donc de détériorer le système immunitaire.

Des symptômes plus généraux peuvent apparaître à n'importe quel moment. Ils se présentent la plupart du temps sous une forme générale, par exemple sous forme de ganglions lymphatiques persistants à plusieurs endroits (sous les aisselles, à l'aine), de sueurs nocturnes importantes ou de diarrhées persistantes.

Les symptômes qui peuvent apparaître au cours du développement de l'infection sont, en soi, non spécifiques, c'est-à-dire qu'ils surviennent également dans le cas de nombreuses autres maladies. Seul le médecin peut déceler s'il s'agit d'une déficience immunitaire ou pas.

    Les contacts ordinaires avec les adultes ou les enfants atteints du VIH /Sida ne comportent AUCUN danger.

Vous ne pouvez pas contracter le VIH :

en serrant la main, en faisant une accolade, en donnant un baiser;

en travaillant ou en jouant avec une personne atteinte;

en partageant des accessoires ou des jeux (même les jouets que les enfants mettent dans la bouche);

en utilisant les mêmes toilettes;

en utilisant la même fontaine, en partageant de la nourriture, des assiettes ou des ustensiles de cuisine;

en changeant des couches.

Le VIH ne se propage que par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales ou le lait maternel. Les autres fluides corporels comme la salive, le mucus ou les vomissures ne transmettent pas le VIH.

Centre canadien d'information sur le VIH/sida (CATIE)

    Souvent les blessures dues aux piqûres d'aiguilles utilisées par les personnes qui s'injectent de la drogue engendrent de grandes inquiétudes quant à une éventuelle infection par le VIH, surtout lorsque cela arrive aux enfants. À ce jour, aucun cas certain à 100% d'une infection par le VIH de cette manière n'a été rapporté dans le monde. Signalons qu'en cas de piqûre avec une aiguille, le risque d'infection par l'hépatite B et C est plus élevé que pour le VIH.
    Vous pouvez être infecté si :

 

Vous avez des relations sexuelles avec pénétration vaginale ou anale sans condom en latex ou en polyuréthanne (risque très élevé);

vous avez des relations sexuelles orales sans protection au cours desquelles le sperme, les sécrétions vaginales ou les pertes menstruelles entrent en contact avec des lésions ou des plaies dans la bouche (risques moins élevés).

En cas de relation non protégée, anale ou vaginale, un véritable risque de transmission existe même sans éjaculation. Rien que le contact des muqueuses génitales peut suffire à infecter.

Le risque d'infection augmente avec le nombre de contacts non protégés. Toutefois, il suffit parfois d'un seul contact non protégé pour être infecté par le VIH.

Centre canadien d'information sur le VIH/sida (CATIE) 2002

    Les personnes qui s'injectent de la drogue (qui "se piquent" ou se "shootent") courent un très grand risque d'infection si elles utilisent une seringue déjà utilisée. Dans ce cas, du sang contaminé peut pénétrer directement dans le circuit sanguin par le biais de quelques gouttes de sang restant dans la seringue.

Il y a également risque d'infection si la drogue a été injectée avec la même seringue ou si un accessoire (cuillère, filtre, compresse) est réutilisé. On peut aussi très facilement être infecté par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C de cette façon.

    Pour éviter que le VIH soit transmis lors des transfusions sanguines, tous les dons de sang sont rigoureusement contrôlés et l'on écarte tout donneur dont le comportement peut entraîner un risque pour la sécurité des banques de sang.

Les banques de sang du Canada suivent des protocoles extrêmement contraignants afin de minimiser les risques et travaillent à l'introduction de nouveaux tests performants qui réduisent la période fenêtre diagnostique. L'organisme québécois responsable des dons de sang (Héma-Québec) se classe parmi les plus exigeants et rigoureux du monde en ce qui concerne ses multiples critères de sécurité et est fréquemment cité internationalement comme ayant des pratiques exemplaires. Personne ne devrait donc renoncer à une transfusion sanguine qui permettrait de sauver la vie.

    Le Sécurisexe c'est plus que l'usage du condom. C'est avoir des relations sexuelles consensuelles et agréables, c'est aussi adopter des comportements sexuels sécuritaires où le risque de transmission d'ITSS est faible. 

 

Le port du condom est essentiel afin d'avoir des relations sexuelles sécuritaires autant pour les relations sexuelles avec pénétration que les relations sexuelles orales. 

    Le sécurisexe est également important au début d'une nouvelle relation. Dans cette situation, les deux partenaires peuvent, après trois mois de sécurisexe, entreprendre un test de dépistage du VIH. Si celui-ci s'avère négatif pour les deux et si les partenaires prennent ensemble la décision de l'exclusivité sexuelle l'un par rapport à l'autre, il est alors possible de ne plus avoir recours au sécurisexe. Mais, chose importante : si l'un des deux rompt l'entente d'exclusivité, ne serait-ce qu'une seule fois, il est recommandé de recommencer à pratiquer le sécurisexe.

Si l'exclusivité sexuelle du ou de la partenaire n'est pas clairement établie, il est alors recommandé de continuer à pratiquer le sécurisexe.

    Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes doivent également se protéger et pratiquer le sécurisexe.

Dans les milieux homosexuels très actifs sur le plan sexuel, où les changements de partenaires sont très fréquents, le VIH est bien plus répandu que dans la population hétérosexuelle moyenne. Les contacts sexuels non protégés comportent ici un grand risque.

    Le risque de contamination est extrêmement faible lors de relations sexuelles entre femmes. Mais, ici aussi, il faut respecter les règles suivantes: pas de relations orales pendant les menstruations ou alors protégées par une digue dentaire (carré en latex que l'on pose sur le vagin). Il y aurait potentiellement un risque de transmission lorsque les parties génitales sont frottées l'une contre l'autre, surtout au moment des règles, et plus particulièrement en cas d'échange d'accessoires sexuels.
    Si une femme enceinte sait qu'elle a une infection par le VIH, la transmission à son enfant peut être évitée grâce à des mesures médicales appropriées. En cas d'incertitude sur des risques antérieurs d'infection par le VIH, il est recommandé de faire un test de dépistage.
    Consultez un médecin le plus rapidement possible. Il évaluera le risque de transmission du VIH et, au besoin, il prescrira une prophylaxie post-exposition (PPE). Le service Info-Santé, accessible partout au Québec en composant le 811, peut vous indiquer où trouver un médecin sans rendez-vous.

La prophylaxie post-exposition (PPE) est un traitement combinant plusieurs antirétroviraux. Les médicaments doivent être pris à heures fixes, pendant quatre semaines. La PPE peut empêcher l'infection au VIH après l'exposition au virus. Mais pour être efficace, elle doit être commencée le plus tôt possible, dans les 72 heures suivant l'exposition au virus. Le traitement doit être pris fidèlement jusqu'à la fin des quatre semaines. La PPE peut avoir des effets secondaires (vomissements, diarrhée, grande fatigue, etc.).

La PPE n'est pas "un préservatif du lendemain", mais une possibilité de traitement dans des situations exceptionnelles.

    Non. Il n'existe pas de vaccin contre le VIH ou le sida.
    Il faut envisager de passer le test si vous ou votre partenaire :

 

avez déjà eu des relations sexuelles, surtout avec pénétration vaginale ou anale, sans condom en latex ou en polyuréthanne

avez eu des relations sexuelles après avoir consommé de l'alcool ou des drogues; il est possible que vous ne vous soyez pas protégés

avez partagé des aiguilles ou des seringues pour vous injecter des drogues (y compris des stéroïdes) ou d'autres accessoires d'injection : de l'eau, des filtres de coton, des réchauds, des pipes, des pailles, etc.

    Si un résultat de test d'anticorps du VIH s'avère négatif, cela signifie qu'aucun anticorps contre le VIH n'a été trouvé. Il n'y a donc pas d'infection par le VIH. Mais le résultat n'est fiable que lorsque le test a été effectué trois mois après une transmission possible.

 

    Si vous découvrez que vous êtes séronégatif pour le VIH, l'expérience aura réduit votre niveau de stress, car vous connaîtrez votre état sérologique et vous en saurez davantage sur les moyens de réduire vos risques d'infection.

Un résultat négatif suite à une situation à risque ne signifie surtout pas que quelqu'un est immunisé contre le VIH ou qu'il est particulièrement résistant, mais simplement qu'il ou elle n'a pas été exposé et qu'il ou elle a eu de la chance.

    Il n'y a aucun moyen de faire reculer l'infection ou d'y remédier complètement. Par contre, il y a de plus en plus de médicaments qui influencent favorablement le développement de l'infection dans le sang.

Si vous découvrez que vous êtes séropositif, il est important de :

  • Vous faire traiter rapidement et adopter le plus possible de saines habitudes de vie
  • Prendre des précautions pour ne pas transmettre l'infection à d'autres personnes
  • Posez toutes les questions qui vous préoccupent et demandez du soutien; vous avez le droit d'être bien informé

Un résultat de VIH positif peut être extrêmement difficile et nous pouvons nous demander si nous avons la force nécessaire pour assumer un tel résultat. La confrontation avec soi-même peut être très douloureuse. N'hésitez pas à demander de l'aide, parler avec des personnes de confiance de ses angoisses, son désespoir et de sa tristesse peut aider. Les organismes communautaires VIH/sida proposent également différents services de soutien, tels que des consultations individuelles ou des groupes d'entraide.

Beaucoup de gens touchés par le VIH/sida prouvent quotidiennement qu'il est tout à fait possible de mener une vie bien remplie. L'infection par le VIH n'est donc, pas une raison pour se résigner et abandonner nos projets d'avenir.

    À l'heure actuelle, il n'y a pas de médicament susceptible de guérir une infection par le VIH et rien ne laisse espérer une percée ces prochaines années. Cependant, la médecine fait des progrès. Toute une série de médicaments qui freinent la propagation du VIH a été mise à disposition entre-temps. Il est également possible aujourd'hui de prévenir la plupart des infections opportunistes ou tout au moins de les traiter avec succès si elles sont dépistées à temps.

La plupart des médicaments mis à disposition aujourd'hui contre le VIH sont autorisés au Québec. D'autres sont accessibles par l'intermédiaire de programmes d'accès du fabricant ou dans le cadre d'essais cliniques. Les médecins travaillant dans les centres de traitement du VIH ou dans les unités de soins spécialisés peuvent donner tous les renseignements nécessaires à ce sujet.

Ce texte a été librement adapté du feuillet d'information «VIH-sida: État actuel des connaissances» publié par l'Office fédéral de la santé publique Suisse et est reproduit ici avec la permission explicite des responsables du service documentaire concerné. (Sida Info Doc Suisse, case postale 5064, 3001 Berne. Téléphone 031 318 32 70, fax 031 311 05 65. E-mail: commandes@aid.ch www.aidsnet.ch).

 

effacer-mes-tracesquitter-rapidement